
Bérénice et Camille ont pris part aux séminaires «Au rythme des eaux: Anthropologie comparative des sociétés et des cosmologies autochtones du Québec et de l’Amazonie», un programme court de 2e cycle du Département de sciences des religions de l’UQAM. Découvrez leurs aventures et leurs journaux de bord sur le compte Instagram de la faculté des sciences humaines de l’UQAM!
Si vous n’avez pas de compte Instagram, pas de soucis! Les images et les textes de Bérénice et Camille seront consignés dans le blogue ci-bas, avec même quelques bonus quand les textes sont trop longs pour les médias sociaux. 🙂
Pour en apprendre davantage sur leur séjour en Amazonie, lisez l’entrevue de Bérénice et Camille avec Actualité UQAM en cliquant ici.
Sur le terrain à Manawan, Québec (1/8) – Camille Ouellet
15 au 18 septembre 2022
Bonjour! Kwei!
Moi c’est Camille, je suis étudiante à la maîtrise en science des religions et membre du groupe @portage.2023.
Après un bac par cumul en sciences humaines, un arrangement d’une multitude de cours assez théoriques, à l’exception des derniers cours de ma majeure en anthropologie contemporaine, je me trouvais enfin à vivre une expérience terrain. Le terrain pour moi, c’est la richesse de la rencontre, et de tout ce qui en découle. J’espère que je réussirai à vous transmettre une infime partie de cette richesse, ainsi qu’une part de la reconnaissance et du respect que j’ai pour tous les partages et toutes les personnes que j’ai pu rencontrer.
Dans le cadre du premier séminaire de ce programme court, nous avons eu la chance de nous rendre à la communauté de Manawan, située dans Lanaudière, l’une des trois communautés de la Nation atikamekw. En fait, notre séjour se déroulait en territoire, dans le Nitaskinan (notre terre en atikamekw) sur le site Matakan, un site communautaire. Ça a été le début d’une longue suite de premières pour moi, qui se poursuit encore aujourd’hui. Lors de ces quelques jours passés au site j’ai dormi sur du sapinage, appris à dépecer de l’orignal, (re)appris à arranger des poissons, appris à faire de la banique – voir la photo où j’en suis énormément fière – et j’ai rencontré des personnes formidables, qui ont partagé avec nous leurs cultures, leurs expériences ainsi que le travail qu’elles et ils font au sein de leur communauté, de leur Nation. Ça a été le commencement de multiples partages et relations, qui continuent de m’enseigner énormément. L’espace et l’accueil de l’équipe de Tourisme Manawan et aussi de chaque personne invitée qui sont venues nous rencontrer ont été incroyables. Bien que très bref, notre séjour nous a permis d’en apprendre un peu sur les processus de négociations territoriales globales menés par la Nation, sur les initiatives concernant du Conseil des femmes et des jeunes, sur les enjeux concernant la transmission des savoirs puis sur la préparation du mos (orignal) et de l’okacic (doré).
Malgré les nuits qui s’annonçaient froides, la chaleur des feux entretenus avec beaucoup d’enthousiasme et les multiples fous rires nous ont gardés au chaud! C’était de bon augure pour la suite de nos aventures en tant que groupe!
Sur le terrain à Essipit, Québec (2/8) – Bérénice Mollen-Dupuis
Essipit, Nitassinan, du 25 au 28 mai 2023
Kuei, Bérénice nitishinikashun. Ekuanitshit nutshin. Bonjour, je me nomme Bérénice et je suis Innu de la communauté de Ekuanitshit. Je suis étudiante au Baccalauréat en droit, mais je suis aussi bachelière en enseignement de la musique, diplômée de l’UQÀM en 2005.
Comme Camille, je me suis trouvé à participer à cette merveilleuse aventure qui m’a permis d’explorer une partie du Brésil amazonien. J’ai pu découvrir un territoire magnifique et une population autochtone diversifiée et généreuse. Mais surtout, de voyager avec des collègues étudiants incroyables, que je ne connaissais pas tous, mais que je peux appeler aujourd’hui nuitsheuakanat *mes ami.e.s*.
Contrairement à Camille, je n’ai pas fait partie des deux premiers séminaires. Je n’ai donc pas participé à la sortie sur le Nitaskinan, le territoire Atikamekw. Ma première activité terrain fut à Essipit, une communauté Innue aux portes de la Côte-Nord. Une communauté que je connaissais déjà, mais qu’on m’a fait découvrir à travers d’autres yeux.
En plus de découvrir les beautés d’un territoire en bord de mer, nous avons été accueillis par les Essipiunnuat qui nous ont fait don d’enseignements historique et politique de leur communauté.
Cette activité terrain avait aussi pour but de bâtir des liens entre les participants du groupe Portage. Il est certain que notre hébergement là-bas ne représentait aucunement ce qui nous attendait sur le bateau quelques semaines plus tard, mais, j’ai dès cette première sortie ressentie une connexion avec tous les membres du groupe. J’ai pu voir au travers les activités proposées qu’un réel partage se ferait avec la gang et que tous étaient sensibles à l’autre.
Les 4 jours passés à Essipit avec le groupe m’ont tout de suite fait comprendre que l’humour serait plus que présent dans le voyage. L’humour est pour moi une grande qualité, il guide mes actions et m’a très souvent aidé à passer les moments les plus difficiles. J’ai donc compris que j’étais prête à partir 3 semaines avec la gang de Portage!
Sur le terrain à Belém, Brésil (3/8) – Camille Ouellet
Belém, Brésil, du 4 au 9 août 2023
Très rapidement est arrivé le moment tant attendu du départ vers le Brésil! Après des mois de préparation, ainsi qu’avec le travail d’envergure de l’équipe d’organisation de l’UQÀM et du côté de nos collaborateurs de l’Université Fédérale de l’État du Pará, notre groupe de 25 se rejoignait à Belém. Le 4 août, on se retrouvait donc presque tous, fébriles et agités malgré la fatigue des heures de déplacements.
Dès la première journée, nous avons été enveloppés dans l’énergie et les couleurs des luttes autochtones de l’Amazonie, avec notre visite du Diálogos Amazónicos. Cet événement politique impliquant huit pays se voulait un espace de discussion sur les différents enjeux touchant la région amazonienne ainsi que sur les pistes de stratégies à investir. Nous avons pu constater la complexité des grands combats qui concernent la région et voir des leaders autochtones qui sont au cœur de ces luttes.
Nous avons ensuite visité le Ver-O-Peso, un énorme marché rempli d’aliments et de produits que nous apprendrions à découvrir au cours de notre séjour. Je n’aurais jamais pu imaginer toutes les saveurs que j’ai expérimentées, simplement la variété de nouveaux fruits dépassait largement la capacité de ma mémoire! Au-delà des saveurs, il s’agissait aussi de textures et de sensations, le jambu étant sans aucun doute le grand gagnant en termes de surprises!
En face de la ville de Belém se trouve Ilha do Combu, un ensemble d’îles composées de terres inondables (varzea) où habitent des populations autochtones. Nous sommes allés visiter l’Associação de Mulheres Extrativistas do Combu, et avons eu droit à une visite guidée de leurs terres en compagnie de professeurs de l’Université d’état du Pará. Nous avons discuté du concept d’unité, de sociobiodiversité ainsi que la culture de l’açaï et de l’andiroba, qui est transformée en huile et est reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires!
Finalement, nous avons visité le Museo Emilio Goeldi et son parc zoobotanique, institution de recherche importante pour la ville depuis 1866, ainsi que le Teatro da Paz, établis depuis 1878.
Après une dernière soirée en ville, c’était déjà le départ vers Santarém, et donc le début de la vraie aventure; le séjour à vivre tous ensemble sur le bateau!
Sur le terrain à Santarém, Brésil (4/8) – Bérénice Mollen-Dupuis
Santarém et le J. Cardoso VII!
Un vol assez court en partance de Belém et hop, nous voilà sur les quais de Santarém, près de la Feira De Peixe (Marché aux poissons), à la recherche du bâtiment sur lequel nous voguerons pour les 2 prochaines semaines. Un moment fort : celui où nous sommes tous embarqués à bord du J. Cardoso VII, le bateau qui nous fera découvrir les merveilles du Rio Tapajos et de l’Amazone. Magnifique bateau blanc et bleu de deux étages, sans mur et avec l’allure d’un bateau à vapeur.
En arrivant, on dépose nos sacs et on part presque immédiatement au marché afin d’acheter notre hamac. Comme tout le monde, j’ai pris le temps pour choisir le mien, et quand je l’ai vu, d’un rouge flamboyant, je savais qu’il serait parfait pour le voyage!
Je veux absolument parler de l’équipage! Celles et ceux avec qui nous allions tisser des liens très forts. Premièrement, le Capitaine, Valdenor, un nom sorti tout droit des récits de la mer! Il nous a conduits vers les plus beaux endroits. Il était accompagné de son équipage, Marcos et Iralson dit Pelado! La grandiose Siderlene, cuisinière en cheffe sur le bateau. Elle nous a plus d’une fois réconfortées. Accompagnée de Sarah et Breno. Nous étions plus que bien entourés.
L’adaptation sur le bateau s’est faite extrêmement vite. Nous étions en majorité installés sur le pont supérieur, nos hamacs colorés se touchant constamment. Les voir se balancer au vent, c’était magnifique!
Le bateau fut le lieu de plusieurs activités. Soirées de danse et de chant, nuits à observer les étoiles, rencontres étudiantes, repas communautaires, préparations d’expédition en forêt! C’est aussi sur ce bateau que j’ai pu faire découvrir l’art du perlage à Camille!
Je veux rajouter, en terminant, que c’est pas mal à ce moment-là que j’ai commencé à répéter cette phrase : C’EST TU MOI OU IL FAIT CHAUD !!!! Tous les jours! Demandez à @LaurentJérôme le professeur et responsable du programme!
Sur le terrain à Alter-do-Chão, Brésil (5/8) – Camille Ouellet
Du 12 au 14 août 2023
J’avais longuement entendu parler d’Alter-do-Chao par les étudiants de l’ancienne édition, et en y arrivant, j’ai rapidement compris pour quelles raisons. Bien que les photos ne soient pas en mesure de rendre justice totalement, cela permet bien de voir que ces paysages et ces plages sont dignes de cartes postales. Cette destination touristique est aussi un territoire autochtone, lutte de reconnaissance notamment portée par le groupe @Surarasdotapajos, que nous avons eu la chance de rencontrer. Cette rencontre a été un moment d’échange riche et émouvant, Olivia, membre de notre groupe, a pu partager l’histoire de Joyce Echaquan et l’initiative du @principedejoyce avec le groupe des femmes, qui travaillent elles aussi contre le racisme et la violence vécus quotidiennement par les femmes autochtones. Le mot Surara signifie d’ailleurs guerrière en nheengatu, langue autochtone enseignée dans les écoles autochtones de la région que nous avons visitée!
C’est aussi à cet endroit que nous avons rencontré quatre étudiants autochtones de l’Université fédérale de l’Ouest du Pará, qui nous ont fait tout un cours sur l’histoire des mobilisations autochtones de la région et des luttes autochtones au sein de l’institution de l’université. Moi qui avais tendance à me trouver jeune quant au reste du groupe, j’ai été impressionné en apprenant que nos éloquents et éloquentes « professeurs » étaient plus jeune que moi! On nous voit bien tous assis un peu partout (et n’importe comment) sans que cela nous empêche d’être totalement attentifs, dans mon cas, presque plus qu’en classe. Nous avons ensuite discuté en petit groupe avec eux, en cercle dans l’eau, et c’est un moment qui reste gravé dans ma mémoire, chacun essayant d’en comprendre plus sur la réalité de l’autre. C’est échange qui s’est poursuivi dans un colloque organisé avec eux, environ 10 jours plus tard.
Nous sommes aussi allés à l’Escola da Floresta, un endroit formidable dont la mission est l’éducation environnementale et la préservation de la tradition orale ainsi que de la forêt. Nous avons pu voir le processus de transformation du manioc, racine très présente dans la cuisine locale sous une multitude de formes, de textures et même de goûts! En fait, les repas sur le bateau étaient dans mes moments favoris, la super cuisinière Siderlene surpassant à chaque fois mes attentes et tombant toujours à point. D’ailleurs, c’est à Alter-do-Chão que se trouve son restaurant, je vous laisse l’image ici si jamais vous vous trouvez à y être, vous ne serez pas déçus! Je voulais aussi vous partager une autre image de l’intérieur du bateau, qui déjà à ce point dans le voyage était synonyme de réconfort, chaque repas partagé, chaque discussion au coucher de soleil et chaque journée (aussi chaudes qu’elles étaient) m’apportant le sentiment profond de reconnaissance pour chacune de ses rencontres.
Sur le terrain à Jamaraquá, Brésil (6/8) – Bérénice Mollen-Dupuis
Il s’en est passé des choses lors de notre passage de 2 jours à Jamaraquá. À notre réveil, nous nous sommes préparés pour une expédition en forêt afin de découvrir la faune et la flore amazonienne. Qu’elle ne fût pas ma surprise lorsque, à la descente du bateau, j’ai compris que la marche serait de 9km avec une surprise à mi-parcours : l’Igarapé de Jamaraquá !
Mais avant d’arriver à cette magnifique source, nous avons pu découvrir la Floresta Nacional do Tapajos en parcourant un sentier en montagne. Notre groupe était divisé en 3 équipes, tous accompagné d’un guide. Notre guide a fait plusieurs arrêts afin de nous montrer les différents arbres et insectes de la région. Beaucoup de fourmis, dont celles nommées « fourmis balle de fusil »! Disons que lorsque notre guide nous l’a montrée au bout d’un bâton et qu’elle l’a échappé, j’ai reculé de 3 pas! Nous avons aussi vu des arbres centenaires, immenses. «Ils ont vu les anciens» nous dira notre guide.
Après plus de deux heures de marche, la voilà enfin : l’Igarapé de Jamaraquá, la source d’eau fraîche! Cachée dans un lieu qui semble inatteignable. La beauté de ce lieu en a grandement valu la marche. Je ne me suis pas fait priée pour y plonger, car, J’AVAIS CHAUD!
Probablement dû aux effets du chaud et du froid intense, je me suis mise à avoir des vertiges. Je me suis étendue afin de reprendre mes esprits et c’est là que j’ai senti toute la bienveillance de notre groupe. Pour me soulager, la moitié du groupe a essayé de me nourrir de gâteau et de bonbon en forme d’avion, gardé depuis le vol précédent. Tous m’ont offert leur précieuse eau. Il a ensuite été décidé que je devais retourner au bateau afin de mieux me remettre, ce qui m’a valu une «ride» en moto en pleine forêt amazonienne! J’avais carrément l’impression de faire une course en speeder sur la Lune forestière de Endor, pour ceux qui voit la référence. Un moment magique et terrifiant! Je me suis rendu e au bateau et j’ai pu manger encore plus de gâteau!
Le soir même, nous avons embarqué sur des pirogues et sommes parties à la recherche de jacaré aussi connu sous le nom d’alligator. Là aussi ce fut magique! En pleine nuit, dans un silence incroyable avec seulement une lampe torche, nous avons parcouru une rivière calme et sinueuse. Le ciel ce soir-là était grandiose. Toutes ces étoiles formant la Voie lactée, j’en oubliais les jacarés. Dans notre pirogue, nous étions 4 accompagnées d’une guide qui connaissait parfaitement la rivière. Aucun jacaré en vue pour nous, mais malgré ça, je referais ce tour de pirogue avec ce petit groupe n’importe quand tellement j’ai ri. Nous avions quand même avec nous, à l’arrière de la pirogue, un grand pisteur de jacaré, !
Le lendemain, toujours à Jamaraquá, nous avons pu être initiés à l’art de la production du latex et son artisanat ainsi que la fabrication de bijou fait à partir de semence morototo. Quelle ne fut pas ma surprise de revoir nos guides en forêt et de pirogue de la veille. J’ai bien sûr remercié grandement mes sauveteurs! J’ai aussi compris tout le travail que cette communauté fait pour préserver et faire connaître leur territoire. Des gens avec de grands Savoirs. Ma soif de connaître l’artisanat fut aussi bien étanchée! Les bijoux naturels et colorés de cette communauté m’ont grandement inspirée. Et, bien sûr, je me suis laissé tenter par beaucoup trop d’objets!
(crédits photo : Ulysse et Alma)
Sur le terrain à Villa Franca, Brésil (7/8) – Bérénice Mollen-Dupuis
Villa Franca! Une de mes destinations préférées. Nous avons passé plus de 3 jours dans ce village dont je suis tombée sous le charme.
Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par Enoque, frère du cacique (chef et lui-même ancien cacique du village). Avec ses tatouages corporels au génipapu, j’étais hyper impressionnée! Les tatouages corporels non permanents sont faits à partir du génipapu, qui est le fruit d’un arbre que l’on retrouve au Brésil et dont les pulpes sont utilisées pour faire une huile noire, comme une encre.
Notre bateau était accosté à environ 30 minutes de marche du village. Mais je ne sentais pas la longueur des marches que nous faisions, car la route était superbe. Une route de terre, aucune automobile, quelques motos, mais surtout des gens à pied ou à vélo.
Nous sommes arrivées pendant les célébrations de la Neuvaine Notre-Dame de l’Assomption. Les festivités duraient les journées entières et se poursuivaient aussi en soirée et étaient surtout concentrées dans la partie non autochtone de Villa Franca.
Une des soirées les plus belles que j’ai passée était sans contredit notre soirée de danse de Calimbo avec tout le village. Nous avons dansé presque toute la nuit et nous avons eu la chance de voir de magnifiques, et quelque peu effrayant, feux d’artifice. Une soirée qui me rappelait beaucoup celles de mon enfance dans ma communauté de Ekuanitshit. Seulement, nous n’avions pas de Calimbo, mais du makusham!
C’est aussi à Villa Franca que j’ai eu l’honneur d’avoir un tatouage corporel au génipapu, peint par Abraão, cacique du village. Il m’a peint le symbole de sa famille, le Yi Mbuia : le boa. J’ai porté ce tatouage corporel pendant plus de 2 semaines avec la plus grande fierté!
Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, j’avais chaud! Mais ce village, je le garde dans mon cœur et j’espère pouvoir y retourner un jour encore.
Sur le terrain à Arapixuna, Brésil (8/8) – Camille Ouellet
Dénouements et échanges
Je crois que je peux dire avec certitude que l’un des mots que j’ai le plus utilisés dans mon carnet de bord est échange, ou comme j’ai appris à le dire de « troca ». Et pourtant, ça ne m’a pas empêchée d’être prise de court lorsqu’une personne de la communauté de Arapixuna, dernière étape du voyage, m’a demandé en quoi notre visite consistait réellement un échange. Et pourtant, lorsque je pense à l’ensemble de mon parcours depuis mon inscription au programme court, de nombreux échanges me viennent en tête, et c’est ce que je souhaite partager.
Une partie importante de ce séminaire terrain était la préparation de présentations sur les réalités autochtones du Québec, que nous allions présenter au Brésil, soit dans les communautés ou dans le colloque final, organisé avec les étudiants autochtones rencontrés plus tôt et leur université. J’ai été heureuse donc de pouvoir partager à des jeunes des écoles que nous avons visités (et à des moins jeunes) des images du Nitaskinan ainsi que du travail de la peau et de l’écorce réalisé par les Atikamekw, surtout aux côtés de membres de la communauté de Manawan! Le colloque a également été un moment très important, se déroulant l’ultime journée de séjour, où j’ai pu voir la fierté sur les visages de mes amis qui y ont fait des présentations, ainsi que sur le visage de toutes les personnes ayant participé à l’organisation de cet espace. Ces deux moments ont été pour moi des lieux de discussion, d’écoute et de partage profondément sensibles et humains, qui s’ancraient réellement dans cette idée d’échange.
Je crois que l’un des moments les plus marquants reste tout de même l’instant, lors de notre dernière soirée où, après avoir partagé un dernier repas sur la plage, nous avons fait un makusham (danse traditionnelle innue) tous ensemble, avec tous les membres de l’équipage et de l’équipe de cuisine! Même si le vidéo ne porte pas justice au moment, je tenais à le partager. Je remercie chacune des personnes avec qui j’ai eu la chance de tisser des liens à travers ce séjour, au sein de notre groupe, mais aussi au-delà. Je recommencerais demain sans hésiter!
Restez à l’affût pour la suite!
Pour en savoir davantage sur le programme
Le programme court de 2e cycle en sciences des religions permet aux personnes étudiantes d’approfondir leurs connaissances de la culture et des religions d’une région donnée ou d’analyser et traiter d’un sujet d’actualité relié aux sciences des religions. Le programme permet de s’initier à la recherche de terrain (et à ses multiples embûches) en territoire indien, népalais, amazonien, français, québécois, etc. selon la thématique de l’année en cours.
Chaque année, une thématique particulière est associée au programme court et détermine les 3 séminaires qui le constituent.
Pour plus d’information sur la thématique pour l’année à venir, consulter le site du Département de sciences des religions:
- 2022-2023 : Au rythme des eaux : Sociétés et cosmologies autochtones au Québec et en Amazonie
- 2023-2024 : Femmes en « Terre sainte »
- 2023-2024 : Méditation theravada et processus de création : approches critiques et expérientielles
Pour plus d’information concernant l’admission au programme, consultez le site web du registrariat.
Les sciences des religions à l’UQAM
Né avec la création de l’UQAM comme université publique, démocratique et laïque, le Département de sciences des religions de l’UQAM, qui n’a aucune attache confessionnelle, offre à tous les cycles des formations ouvertes, polyvalentes et critiques : 3 programmes au 1er cycle, 3 au 2e cycle; et un doctorat conjoint.
Ses enseignements et ses recherches multidisciplinaires mettent l’accent sur 2 grandes déclinaisons du phénomène religieux :
- Les traditions religieuses, leur histoire et leur présence dans le Québec contemporain;
- Les dimensions religieuses et éthiques de la culture, des productions culturelles, des institutions sociales et de la subjectivité individuelle.
En outre, le département participe aux concentrations en études autochtones, ainsi qu’en études féministes. Il est aussi responsable de la formation sur le programme Culture et citoyenneté québécoise des futurs enseignants.
Visitez le site web du Département de sciences des religions pour en savoir davantage!










































































